L’accessibilité n’est pas un effet d’annonce, c’est un sujet de fond

Version intégrale de la réponse d’Élodie Arzur à la publication sur l’accessibilité par la liste du candidat sortant parue le jeudi 5 mars 2026.

Monsieur,

Nous constatons une nouvelle fois que notre programme vous inspire – au point de venir combler les trous du vôtre.
Vous parlez de campagne propre, mais vous continuez les attaques personnelles. La transparence impose de dire la vérité : nous n’avons pas opposé un refus de principe au dossier du parking du stade, nous avons dénoncé un dossier imprécis, des études inachevées et un budget « à la louche ». Notre priorité est simple : des projets solides, financés et sécurisés, pas des effets d’annonce.
Vous pouvez continuer les attaques. Nous préférons le travail, la rigueur et les résultats.

Ainsi les promesses ne suffisent plus. Depuis des années, vous annoncez, vous communiquez… et sur le terrain, l’accessibilité reste un sujet mal traité.
Le fait le plus révélateur est simple : vous n’avez toujours pas mis en place un PAVE (Plan d’Accessibilité de la Voirie et des Espaces Publics), obligatoire depuis plus de 15 ans.

A vrai dire nous nous attendions à votre réponse décalée : « nous faisons des trottoirs ». Or l’accessibilité des espaces est bien plus complexe (vitesse, modes de déplacement, pentes en dévers, contraste, signaux sonores et visuels…).
Force est ainsi de constater que les deux seules rues complètes réalisées par la municipalité ces quinze dernières années ne sont pas accessibles. La rue d’Ourdy et la rue de la Carrière cumulent en effet plusieurs défauts majeurs :

  • passage piéton hors du carrefour à feux : danger pour tous ;
  • mobilier hors cône de visibilité : erreur de conception ;
  • trottoir trop étroit : inexploitable ;
  • absence de contraste visuel : non prise en compte des déficiences visuelles ;
  • absence de passage piéton en sortie de liaison Ourdy–bourg : rupture de cheminement ;
  • circulations cyclables marquées dans le mauvais sens.

Ces rues sont neuves. Elles ont coûté des centaines de milliers d’euros. Et pourtant, elles ne sont pas au niveau des normes attendues. C’est un constat, pas une opinion.

Également lorsque je vous ai proposé, durant ce mandat, de demander des subventions au Département sur ces dossiers, vous ne l’avez pas fait.
En refusant de solliciter le Département, vous avez privé la commune du contrôle d’accessibilité… et vous avez condamné celle-ci à payer plein pot un aménagement à refaire.

Même constat sur l’accessibilité pour les entretiens récents et partiels sur Ourdy : quand on refait, on doit refaire aux normes. Vous le savez alors pourquoi ne pas l’appliquer. Ces aménagements devront être repris.

Nous n’énumérons pas les autres espaces publics de la commune : la quasi-totalité n’est pas accessible.

Le manque d’un véritable outil de pilotage est aujourd’hui flagrant, et c’est là toute la différence entre notre méthode et vos promesses : nous proposons une planification rigoureuse et méthodique, par l’établissement d’un PAVE, en lien avec les capacités de la commune.
Depuis ces 15 dernières années, posons les bonnes questions autour de votre méthode :

  • Est-ce une bonne gestion de l’argent public ?
  • Est-ce une manière responsable de sécuriser les déplacements des habitants ?
  • Est-ce normal qu’en 2026, nous devons encore rappeler les bases de l’accessibilité sur des travaux neufs ?

Les habitants attendent une véritable accessibilité de leur territoire, non les stéréotypes que vous brandissez dès que des voix réfléchies s’expriment.

Élodie Arzur