Accessibilité : une obligation, un engagement moral

Nous nous engageons à faire de l’accessibilité une priorité, parce qu’elle concerne tout le monde : personnes en situation de handicap, seniors, parents avec poussette, blessure temporaire… Aujourd’hui, dans notre commune, il n’existe pas de Plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics (PAVE). Nous voulons y remédier.

À l’heure actuelle, nos espaces publics ne sont pas accessibles, ou pas entièrement : trottoirs impraticables par endroits, traversées difficiles, obstacles sur les cheminements, accès compliqués à certains équipements. Et le plus préoccupant, c’est que même des aménagements récents ne garantissent pas toujours une accessibilité complète (largeur des trottoirs, bornes non visibles, pentes en dévers trop importantes, contraste visuel absent…).

Résultat : quand on avance, c’est par « petits bouts », mais sans cohérence. Or l’accessibilité ne se résume pas à corriger un point ici ou là : il faut assurer la chaîne de déplacement au global, c’est-à-dire un parcours continu entre le stationnement, l’arrêt de bus, la rue, et l’entrée des bâtiments, sans rupture.

L’objectif est simple : permettre une “chaîne de déplacement” sans rupture entre l’arrêt de bus, le parking, les trottoirs et l’entrée des bâtiments.
Cela passe par des trottoirs praticables, des passages piétons sécurisés (bordures abaissées), une signalétique lisible, et un mobilier urbain placé sans gêner.

Pour la mairie, l’école, la salle des fêtes… l’important est de pouvoir :

  • entrer (cheminement, porte, rampe si besoin),
  • circuler (couloirs, ascenseur ou solution équivalente),
  • accéder aux services (accueil, salles, sanitaires accessibles),
  • comprendre l’information (affichages clairs, aide à l’accueil).

Par exemple, la mairie présente certes des places PMR et une rampe adaptée, mais quid des personnes venant à pied dont la traversée de la place en gravillon est une grande épreuve. Et le parking de la salle des fêtes présente des obstacles non visibles. Et les futurs commerces, aucune place PMR à proximité. Nous devons y remédier.

Parce qu’on ne transforme pas tout en un jour, il faut une méthode et des priorités. C’est le rôle du PAVE (Plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics) : repérer les points noirs, définir les itinéraires essentiels, programmer les travaux et estimer les coûts.

Nous nous engageons à lancer dès le début du mandat un PAVE aujourd’hui inexistant, et à le construire avec les habitants :

  • des balades diagnostics sur le terrain (fauteuil, canne, poussette, malvoyance…),
  • une réunion publique et une boîte à idées (papier + en ligne),
  • un comité de suivi, notamment au travers du Conseil Consultatif Citoyen, associant habitants, associations, commerçants, élus et services techniques.

Le PAVE permettra de prioriser ce qui change vraiment la vie :

  1. les lieux essentiels (mairie, école, services, centre-bourg),
  2. les itinéraires les plus utilisés,
  3. les abords des arrêts de bus, parkings et équipements.

Et surtout : à chaque travaux, l’accessibilité sera intégrée et vérifiée, pour éviter de reproduire les mêmes erreurs et pour garantir, enfin, une accessibilité continue à l’échelle de la commune.

Ne nous racontons pas d’histoires : la commune a près de 15 ans de retard, et tout ne pourra pas être rattrapé en un temps record. Mais mieux vaut s’y mettre maintenant que continuer à repousser.

Élodie Arzur